Lunel Agglo : Quel est votre parcours ?
Denis Devriendt : « Je suis né dans le Pas-de-Calais. J’ai grandi près de Boulogne-sur-Mer, puis je suis descendu dans le sud à l’issue de mon service militaire. Je suis arrivé à Galargues en 1988, à l’âge de 26 ans et j’y suis resté. Ma femme et moi avons deux enfants et un petit-fils, qui n’habitent pas très loin.
Après avoir fait l’école des Arts et Métiers, j’ai été ingénieur travaux dans le BTP, où j’ai suivi pendant près de 35 ans des opérations dans la région, pour un grand groupe de construction. En 2022, j’ai quitté cette entreprise et je suis depuis 100 % investi dans mes fonctions d’élu. »
Lunel Agglo : Pourquoi la politique ?
Denis Devriendt : « Je ne sais pas faire autrement que de penser collectif. Que cela concerne une équipe, un groupe ou une population, je suis dans mon élément. Je suis d’abord devenu conseiller municipal en 2001, puis j’ai été élu maire une première fois en 2014, une deuxième en 2020 puis une troisième fois cette année. Mon engagement s’est avéré être une question de bon sens, une suite logique de mon état d’esprit.
Mon investissement à l’échelle intercommunale a débuté en 2020 lorsque j’ai pris la responsabilité de la vice-présidence aux finances. Les chiffres ne me font absolument pas peur. Ils traduisent nos actions et sont le garant de nos engagements responsables. Je suis également en charge des Déchets depuis septembre 2025. »
Lunel Agglo : Galargues est tout au nord de l’Agglo. Comment faire territoire avec les autres communes ?
Denis Devriendt : « La Communauté d’agglomération du Pays Basque regroupe 158 localités. Nous sommes 14, alors la distance entre Galargues et Lunel est toute relative. Avec Garrigues et Campagne, nous avons rejoint l’Agglo tardivement, mais nous sommes aujourd’hui parfaitement intégrés. Bien évidemment, les enjeux d’une commune de 800 âmes ne sont pas les mêmes que ceux d’une ville de 25 000 habitants. Pierre Soujol a été le premier président à insister sur le principe “un maire : une voix”. Il a d’ailleurs fait un gros travail pour nous rassembler, notamment avec le passage en agglo. Nous avons des communes proches du littoral, des communes de la garrigue, d’autres au cœur des axes de circulation. Je trouve cette mixité très enrichissante. »
Lunel Agglo : Quels sont les enjeux financiers auxquels l’Agglo est confrontée ?
Denis Devriendt : « Nous disposons d’un budget de près de 36 millions d’euros. Face à la baisse des aides extérieures, notamment de l’État, nous devons nous adapter et trouver des économies. En tant que Vice-président aux Finances intercommunales, je dois m’efforcer de garantir la bonne santé financière de la collectivité. Pour cela, je suis épaulé par des agents du service finances.
Une fois achevé, le centre aquatique entraînera des dépenses de fonctionnement, tout comme le futur ALSH de Vérargues. Mais le Pôle Entreprendre et le service Enfance, actuellement en rénovation, n’occasionneront pas de hausse significative, leur destination restant quasiment inchangée. Parallèlement, l’arrivée dans les prochaines années d’entreprises sur le Dardaillon et sur la zone des Fournels 1 bientôt requalifiée générera des recettes supplémentaires appréciables.
L’objectif de ce mandat, c’est de parvenir à maintenir notre capacité d’autofinancement, qui oscille actuellement entre 2 et 3 millions d’euros par an. Ce dernier chiffre est le seuil conditionnel à retrouver pour permettre d’investir dans des projets structurants pour le territoire. »
Lunel Agglo : Avez-vous identifié une priorité concernant les déchets ?
Denis Devriendt : « Notre objectif premier est de diminuer la quantité de déchets à traiter. Cela dans un but de préservation de l’environnement, bien évidemment, mais aussi de réduction des coûts. L’enveloppe déchets de l’Agglo représente 10 millions d’euros par an, soit un quart de son budget de fonctionnement.
Nous sommes aujourd’hui plutôt bien outillés pour accompagner le consommateur dans la réduction de ses déchets. Nous avons construit une nouvelle déchèterie et les deux autres sont optimisées. Des sujets restent à travailler, avec le SMEPE telle que la future plateforme de déchets verts. Également, la déchèterie des professionnels (privée) qui doit ouvrir dans quelques mois sur la carrière LRM à Lunel. »