Le contexte
Pour rappel, au 1er janvier 2026, une directive européenne imposera le calcul suivant : la somme de concentration de 20 PFAS (per- et polyfluoroalkylées) dans l’eau consommée devra être inférieure à 100 ng/L. Jusqu’alors, les mesures montraient des taux en moyenne de 150 ng/L au captage des Horts à Lunel-Viel et 117 ng/L aux Aubettes à Saint-Just, qui alimente également la commune de Saint-Nazaire-de-Pézan.
Les projets de recherche et développement
À Lunel-Viel, sur le captage des Horts, une unité de traitement mobile équipée d’un charbon actif en grains spécifiques a été installée le 4 juillet pour filtrer l’eau en sortie du forage, avant qu’elle rejoigne le réservoir de la commune et qu’elle soit distribuée pour la consommation.
Les premiers résultats des analyses pratiquées par Veolia démontrent l’efficacité du dispositif avec une présence de PFAS en dessous du seuil de détection, soit inférieur à 28 ng/l.
À Saint-Just et Saint-Nazaire-de-Pézan, le captage des Aubettes, qui alimentent les deux communes, est déjà équipé d’une unité de traitement par charbons actifs en grains spécifiques. Les charbons actifs présents dans cette unité ont donc été renouvelés début juin pour une mise en service opérationnelle le 10 juin.
L’opération a porté ses fruits puisque les premiers contrôles sanitaires de Suez montrent que la somme des 20 PFAS sur l’eau distribuée est désormais en dessous du seuil de détection avec un résultat inférieur à 28 ng/L.
Un suivi régulier
Un suivi renforcé est mené pendant 12 mois à raison de 2 à 4 fois par mois avec des analyses sur l’eau brute à la sortie des forages des horts et des Aubettes et sur l’eau potable distribuée (après traitement).
Ces projets sont cofinancés par :
- L’Agence de l’eau : 231 480 €
- L’État au titre de la Dotation d’équipement des territoires ruraux : 72 888, 30 €

