Avant toute chose, il convient de rappeler la réglementation en vigueur. Au 1er janvier 2026, une directive européenne imposera le calcul suivant, la somme de concentration de 20 PFAS (voir liste sur le site de l’Agence Régionale de Santé) doit être inférieure à 100 ng/L.
Par anticipation, l’ARS a lancé une campagne d’analyses en 2024, afin d’améliorer la connaissance sanitaire relative à ces PFAS sur le territoire.
Dès la première campagne d’analyse mettant en avant des dépassements de limites de qualité sur le territoire, Lunel Agglo a engagé un travail collaboratif avec l’ARS en partenariat avec les communes de Lunel-Viel et Saint-Just, la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), la DDTM 34 (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) ainsi que les délégataires de service public (Véolia et Suez).
Un travail de recherche a eu lieu à Lunel-Viel avec une nouvelle campagne d’analyse sur les eaux superficielles (rejets station d’épuration et cours d’eau Dardaillon), mettant en évidence une concentration de ces PFAS inférieure à 100 ng/L.
Le travail collaboratif de recherche se poursuit sur un champ d’action plus large, notamment concernant l’écoulement de l’eau dans la nappe.
Sur la commune de Saint-Just après échange avec l’ARS, la commune et le délégataire travaille sur une stratégie de renouvellement des charbons actif en grains de l’usine de potabilisation, afin de réduire le taux de PFAS dans l’eau.
En parallèle, une campagne de communication et de sensibilisation a été réalisée par l’ARS, les communes (Lunel-Viel et Saint Just) appuyées par leur délégataire afin d’informer le plus largement possible la population.
L’ARS, autorité compétente, a toujours confirmé, que malgré le dépassement de cette limite de qualité fixée à 100 ng/L, aucune restriction particulière n’est recommandée quant à l’usage et la consommation de l’eau.
Le cas particulier du TFA (Acide trifluoroacétique)
Concernant le TFA celui-ci ne fait, à ce jour, pas partie des 20 PFAS concernés par la limite de qualité de la directive européenne (citée plus haut).
Des travaux d’évaluation sanitaire sont en cours au niveau national par la Direction Générale de la Santé et mondial par l’Organisation Mondiale de la Santé pour mieux connaitre et appréhender cette molécule. Dans l’attente, la valeur sanitaire indicatrice reprise, est celle en vigueur en Allemagne, à savoir 60 000 nanogrammes/L avec la volonté de définir une trajectoire de réduction vers une concentration inférieure à 10 000 ng/litre.
À ce jour, bien que la campagne d’analyse réalisée par UFC Que Choisir ne soit pas en notre possession, la valeur mesurée sur Lunel et communiquée dans la presse (210 ng /L), est donc bien inférieure au seuil retenu par la Direction Générale de la Santé. Par ailleurs, à Lunel, les analyses réalisées sur les 20 PFAS bientôt réglementés sont inférieures au seuil limite de qualité.
Actuellement, la qualité de l’eau respecte en tous points la réglementation et la population peut la consommer sans modération et sans danger. Lunel Agglo reste très vigilante à l’évolution de la réglementation, et aux enjeux de qualité de l’eau sur le territoire.
Les élus et la direction de Lunel Agglo ainsi que l’ensemble des prestataires et délégataires autour de l’eau de notre territoire restent vigilants pour garantir la sécurité sanitaire des habitants.
Les PFAS, kézako ?
Les PFAS (acronyme anglais pour désigner des composés per et polyfluoroalkylés) sont des composés d’origine industrielle utilisés depuis les années 50 pour une grande variété d’applications, telles que les poêles anti-adhésives en téflon, les emballages alimentaires, les textiles, les mousses anti-incendie, les cosmétiques, les shampoings. Ils peuvent ainsi se retrouver dans l’environnement, et par conséquent dans l’eau et dans l’ensemble de l’alimentation humaine.